Poèmes

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J’écrirai un jour

des poèmes de lumière crue

Le soleil plein sud

 

 

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J’accoste à la mer

la mollesse des sables beiges

des immensités

le bruit des avions se perd

 

Couler à pic

les eaux sombres

Couler à pic vers des horizons bleus

 

coupee

Le reflet sur le mur

blanc

Je puise à tes yeux

un tremblement

L’automne

La route à l’infini

jusqu’à l’océan

ton regard

épuise les ombres

sur le mur

 

 

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Je suis d’une autre saison

Je regarde

le vol des oiseaux

J’habite à la fois

le vert des étés

et le bleu des ciels d’hiver

En décalage

toujours

 

 

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Devant toi la brume

dans mes veines je fuyais

l’ombre sur le mur

 

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Je m’accroche

fends

les papiers amoncelés

Les rampes de lancement

comme des racines concentriques

s’incarnent

dans ma chair.

Éclaboussée le vent artificiel

ma peau douce

et bleue.

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J’attendais un mot

ou mille

J’attendais quelque chose

qui n’existait que dans mes insomnies

J’ai vu l’heure s’avancer

et se jeter du haut

de l’armoire

dans un moment de folie

 

Je découvre des lieux de terre battue

lumière de soleil gris

ce bleu de flots

couleur vague

s’effiloche ton rire d’ors pâles

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L’autre côté l’herbe

sera plus verte sans doute

je serai perdue

 

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Fragile comme un roseau

au gré

du souffle

l’attention des songes

le vent trouble

j’oscille

 

RIMOUSKI, 1 OCTOBRE 2016img_0803

 

Je cherche

le retour vers la page

vers les mots

l’attention qui demeure

les autres

s’évaporent

existent le temps

d’une pensée.

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Je voudrais l’envol

des mots crus en vers immenses.

Ils nichent dans les arbres.

 

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Deux mots: neige et eau

 

La neige éternelle

s’efface au fil de l’eau

Un souffle subtil

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J’espère des choses grandes

Des choses à l’oblique, immenses

L’envers vif du monde

img_1095reduite

Le monde est mince ces temps-ci

entre quatre murs.

Même le ciel semble avoir une fin

comme plaqué là

pour faire accroire à l’immensité

Peut-être que c’est les bancs de neige

qui étouffent le trop plein

ou le froid qui engourdi les mains

ou encore la lumière crue du soleil

sur la neige aveuglante

empêche de prendre la portée

tout ce qui se camoufle à l’ombre des sapins

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